
Le 10 octobre, Vodafone, un des poids lourds de la téléphonie mondiale a
présenté les résultats de «Connected Agriculture», une étude réalisée par le
cabinet Accenture sur l’impact des mobiles pour améliorer les conditions de vie
des agriculteurs. L’étude, qui s’est intéressée à 12 applications mobiles dans
26 pays, estime une augmentation potentielle des revenus de 11% d’ici 2020,
soit 138 milliards de dollars. Sur ce total, 51 milliards proviendraient des
services financiers sur mobile, ce qu’on appelle le «mobile banking».
Les mobiles apportent en fait trois types d’avantages, détaille l’étude.
Premièrement ils facilitent l’apport de services de microfinance aux
agriculteurs, que ce soit du microcrédit ou du transfert d’argent à l’image du
service kenyan M-Pesa . Mais les mobiles peuvent aussi fournir des services
d’information en temps réel par SMS : météo, prix des denrées sur les
marchés… qui améliorent la productivité des agriculteurs. Enfin, les mobiles
permettent aussi de fournir des services d’assistance technique (conseils par
téléphone pour la lutte contre les nuisibles, par exemple).
«Le téléphone mobile est la technologie la plus transformatrice pour le
développement», déclarait l’économiste Jeffrey Sachs, auteur du livre «The end
of Poverty». Mais comme le calcule le blog du Financial Times, les chiffres
avancés par l’étude Accenture ne représentent au final une augmentation de
revenus de 1,2% par an seulement pour les agriculteurs. Une technologie très
utile donc, mais loin d’être suffisante à changer les conditions de vie de ceux
qui l’utilisent.
source : Financial Times

